Saint Basile d'Etampes

Publié le par Valérie JEANNOT

C'est le quinze août après-midi que nous avons découvert cette église. J'étais curieuse d'en découvrir les apsects romans. Malchance et heureuse fortune se mêlèrent à l'occasion d'une rencontre singulière, qui nous a procuré rien moins qu'un vrai bonheur. La déception : un filet disposé sur les sulptures romanes du portail occidental..






( Au centre : portail et fenêtre romans)

La chance : rencontre avec M. Paillasson, qui, mais oui, assure la propreté de ce bel édifice qu'il connaît fort bien et s'activait avec un plumeau à manche téléscopique quand nous sommes arrivés. Constatant notre intérêt pour l'architecture et les oeuvres de l'Eglise, il s'est avancé vers nous et nous a gratifiés de ses commentaires personnels, toujours inquiet de ne pas nous déranger, mais bien loin de là : nous étions ravis et chacun de nous y trouvait son compte, tant sa manière d'expliquer les oeuvres par la symbolique et les textes bibliques était simple sans sacrifier à la richesse.
J'ai fini par prendre quelques notes, que je livre ici et qui feront plus qu'apporter une légende aux photos.


Si l'église est aujourd'hui ce beau bâtiment de pierres sans une faille ni trace de salpêtre, nous le devons à l'abbé BufFet, qui fut curé de l'Eglise de 1826 à 1876 - pas moins de cinquante ans ! - et fit restaurer l'édifice de toutes parts, parfois dans la hâte, sans toujours l'avis d'experts mais en tout cas avec des moyens conséquents car la paroisse était la plus riche de la ville et le curé possédait une fortune personnelle qu'il aurait aussi consacrée à des restaurations.


Le bâtiment a été transformé en usine  de salpêtre durant trois ans, à la révolution.



A partir de la cricifixion comprise, la partie supérieure du vitrail est du seizième siècle. On aperçoit bien distinctement Jésus et les deux larrons, la croix du bon étant surmontée d'un plein soleil tandis que celle du médisant présente un quartier de soleil complété d'une lune : le royaume des cieux est accessible même à lui, pour peu qu'il se repente sincèrement.


















Tout en haut, l'ange présente à Jésus les instruments de son calvaire,  plus bas, le Christ prie. Au dessous les trois apôtres dorment au jardin des oliviers. ; à droite, Judas, en robe jaune, arrive accompagné d'un soldat. On note tout en bas la colombe du Saint Esprit, qui surmonte le calvaire.


Ce dossier de siège représente un bel arbre de Jesse, non daté officiellement, il serait du dix-neuvième. (?)




















Cette grille de fonte date de 1849. Un texte y est gravé, qui mentionne le curé Bufet et l'artisan, un certain Lenoir.

Cette scène est une copie de Philippe de Champaigne.
La place laissée libre au premier plan, à la table, est pour nous, qui regardons...
Une contre-plongée trop importante pour cette assomption du XVIe de Corneille le Jeune.

Copie XVIIIe d'une vièrge à l'enfant du XVIe. M. Paillasson attire notre attention sur la pâleur morbide de l'enfant, sa posture qui pourrait être d'un enfant sans vie et ce lange qui rappelle un linceul.



Jésus et la Syrophénicienne. Ceux de cette nationalité étaient appelés des chiens par les juifs. Demandant à Jésus de guérir sa fille, et Jésus lui faisant remarquer qu'elle n'était pas du peuple élu en des termes imagés, elle lui réplique : " Oui, Seigneur ! et les petits chiens sous la table mangent les miettes des enfants." La tache blanche, en bas à droite : un chien. Tableau du XIXe.


Cette pieta est une pierre tombale.

Ci-dessous :
Baptêmes de Constantin, Jésus et Clovis, bas-reliefs du Seizième siècle.



O Saint-Joseph et l'enfant.

Bien des oeuvres ont été commentées qu' Olivier n'a pas prises en photo. Nous sommes quittes pour un autre voyage à Saint Basile, ce que nous feront avec plaisir lorsque nous retournerons à Etampes, qui abrite d'autres églises partiellement romanes.

Visiter pour d'autres données :
www.romanes.com
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Publié dans valjeannot

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